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Articles > Aquarelle: OSEZ la couleur ! Suite et fin

Comment dans ce jeu de l'eau et des pigments s'exprime la notion de force colorée? Celle-ci s'entend ici comme l'impact de la couleur et dépend comme nous l'avons vu plus haut de la saturation de la couleur et aussi d'un autre paramètre qui est la brillance de la couleur. Cette caractéristique difficile à définir correspond à la luminosité d'une couleur.  Remarquons que deux couleurs saturées n'auront pas forcément la même brillance, un jaune de cadmium est plus lumineux qu'un jaune indien ou qu'un bleu de cobalt, et qu'elle fausse la perception des valeurs, celle du rouge notamment, en les faisant voir plus claires qu'en réalité. Attention donc dans le choix des couleurs à la correspondance couleur/valeur.
Mais revenons à la saturation, pourquoi donne-t-elle la force colorée? Notons que moins une couleur est saturée plus elle devient fade et grise. En l'absence de toute saturation une teinte équivaut à un niveau de gris. Un jaune sans saturation donnera un gris clair, un rouge un gris moyen. A l'opposé trop concentrée, comme à la sortie du tube une couleur perd aussi de sa vivacité. Pour retrouver sa pureté il faudra lui ajouter de l'eau en quantité suffisante pour qu'elle s'éclaircisse de quelques valeurs (deux ou trois).                                                        C'est ici qu'il est nécessaire de ne pas mettre top d'eau, ce qui donnerait un aspect délavé et terne, pour conserver la pureté du jus. Aussi pour éclaircir une couleur on ne la dilue pas en lui ajoutant de l'eau ,ce que se traduirait par une perte d'intensité de vivacité et donc de force, mais on lui adjoint une couleur pure voisine sur le cercle chromatique et de valeur plus claire.
De même pour assombrir une nuance on n'y ajoute pas du noir (sauf pour des couleurs de valeur proche du noir) mais une couleur voisine sur le cercle chromatique et de valeur plus sombre.
Pour les mélanges de couleurs (deux ou trois) Ch. Reid préconise de ne pas les travailler sur la palette ni sur la feuille, il s'agit juste de mettre les pigments en contact en laissant l'eau faire son travail de mélange, de manière à ce que dans le jus obtenu se distinguent les couleurs qui le composent. Ceci donne des couleurs secondaires ou tertiaires vibrantes et chatoyantes. A l'inverse un mélange trop travaillé, touillé et "retouillé" sera terne et sans vie.
De plus pour obtenir des couleurs de valeurs tonales foncées à très foncées sans tomber dans des textures terreuses, boueuses sans utiliser le noir il est bon de n'utiliser que des mélanges de pigments transparents sombres et saturés: pigment clair saturé + pigment moyennement foncé = mélange moyennement foncé saturé , par contre pigment foncé saturé + pigment foncé saturé = mélange très foncé saturé (synthèse soustractive de la lumière). Par exemple : bleu de céruleum + cramoisi d' alizarine = violet  de valeur moyenne, alors que bleu de winsor ou bleu de prusse ou encore indigo + marron de perylène = mélange foncé à très foncé voire presque noir.                                                                                                                

Par ailleurs Charles Reid pose sa couleur par touches juxtaposées et par projections qui parsèment la feuille de tâches et de gouttes colorées qui amplifient l'effet de vibration colorée et de luminosité de l'aquarelle. Il n'utilise pas de lavis ou de glacis.                                    Raoul Dufy qui a énormément pratiqué l'aquarelle étendait de grande flaque de couleur sur la feuille humide puis une fois sèche dans cette tâche coloré il peignait les contours des objets du motif. Il a développé cette technique qui consiste à ne pas faire concorder la couleur des objet et leur contour. De même Ch. Reid, sur de plus petites surfaces, ne fait pas forcément coïncider les tâches de couleur avec le contour des objets qui leurs correspondent. Mais il s'agit là d'un autre thème de la pratique du peintre, celui des « contours net/contours diffus » thème essentiel à la cohésion de l'ensemble d'un tableau.

 

La force colorée de l'aquarelle tient dans la connaissance des différentes théories de la couleur et de l'utilisation de principes artistiques généraux. Il est en plus nécessaire de connaître les particularités du travail avec l'eau. Celle-ci, littéralement, « fait » l'aquarelle qui prendre sa force dans la bonne utilisation des valeurs tonales, par l'emploi de couleurs locales pures et de mélanges vibrants, mais pas seulement. En effet d'autres facteurs tels que formes, traits, lignes etc... donneront aussi vie et force à l'oeuvre. Des aquarelles en noir et blanc peuvent être fortes bien entendu mais elles puisent leurs force dans d'autres paramètres artistiques (effet de clair-obscur) que n'utilise pas l'aquarelle colorée telle que nous la concevons ici.

Aussi légère qu'une bise capable de déplacer un voilier et d'enfler en orage l'aquarelle n'est aucunement évanescente. Elle est capable de dire par ces couleurs le feu de la passion comme la douceur d'un bouquet avec force poésie.







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